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Une pique est une arme d'hast, une longue lance portée par un fantassin, principalement destinée à contrer les charges de cavalerie. On peut distinguer deux périodes, où elle fut une arme majeure : en Grèce antique, où la phalange macédonienne portait de longues piques appelées sarisses, longues de trois à sept mètres (la désignation de pique est cependant plutôt rétroactive), la fin du Moyen Âge et la Renaissance, où elle fut réintroduite par les Écossais et les Suisses, à partir de la bataille de Bannockburn en 1314 et de celle de Sempach en 1386. L'invention de la baïonnette, à la fin du XVIIe siècle, rendit la pique obsolète, car elle permettait au mousquetaire de se défendre de lui même contre la cavalerie. Une phalange macédonienne. Exemple d'unités dotées de piques :
La galerie Le Consulat ouvre ses portes au public à partir de lundi avec une exposition consacrée à Charles Lapicque, qu’il sera possible de voir jusqu’au 6 janvier 2012. Alain Merle, qui gère une des trois plus importantes collections des œuvres du grand peintre français, a fait un passage éclair au pays pour accompagner cette ouverture au public et présenter ses choix.
Alain Merle, responsable d’une des trois grandes collections Charles Lapicque, a choisi pour la petite galerie du Consulat, des œuvres qui permettent de comprendre l’influence de ce peintre
Ingénieur à ses débuts, Charles Lapicque a plus tard présenté une thèse en physique. S’il a eu un premier contrat avec une galerie en 1928, il devenait peintre à temps plein seulement en 1943, quittant alors son poste à la faculté des Sciences à la Sorbonne, à la faveur d’un contrat avec le galeriste Louis Carré. Cinq ans après il donne une première conférence au Collège philosophique de Jean Wahl. Entre-temps, il se met au dessin… « Tant qu’il travaillait encore à l'Université, poursuit Alain Merle, il peignait directement. Il n’avait pas le temps de dessiner. Contrairement à la pratique de l’époque dans les années 40, Charles Lapicque ne considérait pas les dessins comme de simples esquisses d’atelier mais comme des œuvres à part entière. À travers le dessin, il développait l’aspect graphique de son œuvre, comme nous le voyons très clairement ici avec la série des entrelacs et bien d'autres dessins et lithographies. »